Pendant que l’on torture, détourne, manigance, tue, explose, révolte, viole , affame, excise…bref…pendant le bulletin de nouvelles, nos vies à nous, choyés que nous sommes, sont régies par un
supplice subtil contre lequel nous ne nous battons pas, ou si peu, et qui ne fait pas la manchette…
C’est presqu’invisible tellement c’est insidieux, tellement nos vies sont tissées dans cette trame qui nous enveloppe. Prenez deux minutes pour faire la liste des « je devrais » «il faut», «je
dois», «c’est interdit», «c’est exigé», «c’est demandé», «c’est bon pour la santé», «c’est mal», «c’est juste», «c’est nécessaire», «c’est incontournable»…
Il vous faudra des heures pour dresser cette liste de vos obligations morales, sociales, personnelles…
C’est lourd. Chaque jour. De toutes petites gouttes d’eau qui nous semblent inoffensives mais qui nous mènent au burn-out, au cancer, à la dépression, au suicide…Dans le flot incontinent de la
performance, sous la langue baveuse de la modernité.
Nous l’avons nommé : Le Stress.
C’est le supplice de la goutte d’eau…
Trivial ? oui, assurément, quand on se compare au bulletin de 18hres. Mais imaginez une journée, une vie, de toutes ces petites obligations, sous-tendues dans votre cerveau à tel point que vous ne
les remarquez plus…; l’amour parfait, la maison parfaite, le corps parfait, la culture parfaite… Quand nos ancêtres rêvaient d’un monde meilleur, imaginaient-ils vraiment cela ?
À chaque année, nos gouvernements et nos institutions de santé, dévoilent un nouvel agresseur, un nouvel ennemi à abattre : le sida, le tabac, l’alcool, la drogue, l’obésité, la mal-bouffe, le sel,
le cholestérol, le manque d’activité physique, la margarine, la saccharose, le cancer…et j’en passe…
Afin de rendre nos vies «meilleures», ils s’emploient à nous mettre en garde contre nous-même, à nous culpabiliser dans nos habitudes malsaines et coûteuses pour l’état.
Dans leur chasse aux sorcières drapée de noblesse et de paternalisme, ils entretiennent toute une industrie de cures lucratives contre nos pathologies modernes.
Je rêve du jour où la manchette aura pour grand titre :
Étude scientifique : Le stress tue. Les gouvernements occidentaux en marche vers une redéfinition du contrat social et une remise en question du système capitaliste.
Personnellement, je crois fermement que nous pouvons assainir nos vies indéfiniment sans jamais obtenir le résultat escompté. Le mauvais stress est à mes yeux, le mal le plus dommageable qui existe
à l’heure actuelle parce qu’il épuise notre corps et plonge notre esprit dans des comportements nuisibles. Il crée un mal de vivre auquel nous n’échappons pas et qu’aucune thérapie ne peut
guérir.
Je cite ci-dessous, un extrait tiré du site passeportsanté.net ;
Le stress empoisonne l'existence, au propre comme au figuré : non seulement rend-il la vie désagréable, il rend malade. Selon le Dr Herbert Benson, du Mind/Body Medical Institute de l'université
Harvard, environ 80 % des consultations médicales seraient liées au stress, d'une manière ou d'une autre. De même que 60 % à 80 % des accidents de travail, selon l'American Institute of Stress.
C'est beaucoup grâce aux travaux de l'endocrinologue canadien d'origine autrichienne Hans Selye, menés au cours du XXe siècle, que l'on comprend les mécanismes biologiques du stress - ce qu'il a
d'abord appelé le « syndrome général d'adaptation ». Il a identifié et défini le célèbre « fight or flight response » : ce qui se passe quand l'organisme monopolise ses ressources pour dominer la
situation ou la fuir. C'est aussi à Selye que l'on doit d'avoir choisi le mot stress (en anglais : tension mécanique) et de l'avoir imposé en français. Il appelait le bon stress « eustress » et le
mauvais « distress ».
Par la suite, le biologiste français Henri Laborit a étudié ce qui se passe quand la personne ne peut ni dominer la situation, ni la fuir : ce qu'il a appelé l'« inhibition de l'action ». Cette «
paralysie situationnelle », a-t-il démontré, conduit précisément à des désordres neuro-psycho-immulogiques. Laborit est également célèbre pour avoir fait l'« éloge de la fuite », qui serait un
recentrage de nos objectifs afin de sauver notre peau... de l'intérieur.
La phase d'épuisement. Les mécanismes de réaction fonctionnent tout le temps « à plein régime », entraînant une déperdition d'éléments biochimiques ainsi que des désordres métaboliques et
physiologiques. L'organisme s'épuise, certains organes ou systèmes s'affaiblissent ou se relâchent. À la limite, et dans des situations extrêmes, le stress continu entraîne la mort. Un haut niveau
d'hormones de stress dans le sang, même en situation « normale », est un indice de l'état de stress dans lequel se trouve l'organisme.
Malheureusement, les victimes de stress chronique ne sont pas toujours conscientes de leur situation, et encore moins du fait qu'elles sont en train de compromettre leur santé. Pour soulager les
malaises dus au stress, plusieurs peuvent adopter des comportements de compensation : l'accroissement du tabagisme, l'alcoolisme, la dépendance aux drogues, l'excès de sommeil, l'isolement... Mais
le fait de boire plus d'alcool, de manger plus de chocolat ou de regarder plus souvent la télévision fait peut-être oublier temporairement le stress, mais ne le règle pas. Et de nouveaux problèmes
apparaissent, rajoutant au poids du stress.
Stress chronique et maladies
Les mécanismes physiologiques en cause dans le stress chronique sont nombreux et peuvent contribuer à une grande variété de dérèglements, dans tous les systèmes. Voici ceux que l'on cite le plus
couramment :
Accélération du vieillissement. Le stress augmente le dommage oxydatif, c'est-à-dire le vieillissement et la mort des cellules causés par les radicaux libres.
Déficit nutritionnel. Pour produire l'énergie demandée par la situation, le corps métabolise plus rapidement les éléments nutritifs, ce qui peut résulter en un manque d'acides aminés, de potassium,
de phosphore, de magnésium, de calcium, d'électrolytes et de vitamines du complexe B, entre autres. Par ailleurs, les nutriments essentiels sont moins bien absorbés en période de stress.
Déficit immunitaire. Le cortisol produit en réponse au stress peut causer un affaiblissement du système immunitaire : le corps devient alors plus susceptible aux agents infectieux, bénins ou
graves, et aux différents types de cancer. À un niveau très simple, on sait que les personnes stressées souffrent plus fréquemment du rhume.1
Ulcères d'estomac. Même si on sait maintenant que la plupart des ulcères sont causés par la bactérie Helicobacter pylori, le stress est un élément qui peut contribuer à l'apparition des ulcères et
à la difficulté à les soigner. Le stress est aussi reconnu pour jouer un rôle dans les brûlures d’estomac.
Problèmes gynécologiques. On observe parfois de l'aménorrhée (l'arrêt des menstruations) chez les femmes stressées. Aussi, hommes et femmes stressés sont plus à même de vivre des périodes
d'infertilité.
Problèmes de santé mentale. On croit que le stress répété peut entraîner des changements de structure dans le cerveau et, progressivement, occasionner des symptômes plus graves : de l'anxiété, des
crises de panique, des phobies, de la dépression, des dépendances, des troubles de l’alimentation (anorexie/boulimie).2
Maladies à composante psychosomatique. La cause des maladies suivantes est multifactorielle et le stress peut contribuer à leur exacerbation ou à leur composante de chronicité : l'asthme, le
psoriasis, l'arthrite rhumatoïde, le syndrome de fatigue chronique, la maladie de Crohn, la fibromyalgie, la migraine, la colite ulcéreuse, le syndrome prémenstruel, l'obésité, etc.2
Aggravation de maladies. Bien que le stress seul cause rarement une maladie grave, on sait maintenant qu'il peut jouer un rôle dans la susceptibilité à plusieurs de celles-ci (dont l'hypertension,
les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II et le cancer), et qu'il peut en accélérer l'évolution.3
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