Mon univers

Bienvenue dans mon univers
Artiste émergente de la scène Franco-canadienne, Annie Paradis a étudié littérature, philosophie et anthropologie avant de se consacrer à la peinture. Son travail est présenté dans différents circuits : Musée, galerie d'art, théâtre, bars et cafés, peinture dans la rue, illustration, couverture de livre. Elle a également participé à un hommage télévisé à Charles Aznavour.
En tant qu'artiste, elle est passionnée par l'exploration et la traduction de l'esprit et de la nature humaine dans leur complexité. Inspirée par les expressionnistes, elle choisit le corps humain comme véhicule privilégié de l'expression du Soi. La majorité des êtres qu'elle présente sont sans visages afin d'éviter que l'identité supplante le message du corps. Ceux-ci sont plongés dans un environnement indéfini qui devient un espace autonome. Les couleurs sont subjectives, préférablement vives et contrastées. Les formes sont volontairement distortionnées afin de traduire les émotions de façon plus vibrante. Le contour noir sert de trame narrative.
Annie travaille à l'acrylique sur toile et parfois directement sur le canvas brut dans une technique d'aquarelle.

Me voici

Dimanche 14 octobre 2007
La multiplicité de la chair...


Avez-vous déjà mangé du kangourou ? Semblerait que c'est la nouvelle mode...

Plus ça va, plus nos tables se parent de chairs exotiques de toutes sortes. L'infinie conquête de la nouveauté...
Mais l'exotisme se fane à une allure vertigineuse et produit tout aussi rapidement de nouveaux besoins à mettre en marché.

Bison, autruche, sanglier, kangourou, émeu...peu importe...c'est «In».

Je ne peux m'empêcher de me questionner face à cette multiplication implacable de la chair   pour nos assiettes...

De nombreux organismes se lèvent pour défendre les droits des animaux,
voir, entre autres ; Réseau  d'action globale www.gan.ca (Global action network )
Des avocats tentent de leur créer une place légale et légitime.
Des mouvements écologistes cherchent des solutions à la contamination des sols et de l'eau, à l'appauvrissement des ressources dûs à la surexploitation du bétail.

Pendant que d'autant se débattent pour rendre aux animaux d'abbatoirs des vies minimalement décentes (pensez au porcs enchaînés à des grilles, au poulets entassés dans des cageaux, aux vaches laitières qui ne sortent plus de leurs enclos) que d'autres encore montent barricades pour protéger des espèces en voix d'extinction (baleines, phoques, saumon, etc.) une multitude d'éleveurs et de gens branchés ciblent de nouvelles victimes de notre surconsommation.

Je suis parfaitement d'accord avec le principe de la découverte et je suis personnellement très sensible aux goûts exotiques de toutes sortes. Je n'ai rien de rien contre la diversité.

Sans prôner le végétarisme, il me semble que l'on devrait prendre notre souffle et se demander s'il est vraiment nécessaire d'assujetir continuellement de nouvelles espèces à la consommation de masse. La nécessité de se nourrir en protéines devrait être le premier moteur de cette exploitation de l'animal par l'Homme. Nous dépassons largement le cadre de la survie, pour se prévaloir d'un plaisir carnacier qui ne se justifie plus.

Tuer pour manger, tuer pour survivre passe encore....mais tuer pour le plaisir ?  Jusqu'où irons-nous ? Une si grande variété est-elle vraiment nécessaire ?

Personnellement, je privilégierai dorénavant la saucisse au basilic et tomates séchées plutôt que celle de kangourou...

Bon appétit !

par Annie Paradis publié dans : Les écrivaillures
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