Mon univers

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Créer parce que c'est essentiel...nous avons tous notre espace de création...le miens est en image et en mots d'aussi loin que je me souvienne...

Créer parce que c'est un plaisir, un grand bonheur...
Créer pour se brancher sur le souffle de Gaia...
Créer pour communiquer, pour tisser des liens, au-delà des espaces convenus, dans l'intimité de l'imaginaire de l'autre...
Faites comme chez vous...soyez les bienvenus...enlevez vos chaussures, callez-vous confortablement...

Annie

Me voici

Mardi 26 décembre 2006 2 26 /12 /Déc /2006 21:59

Je ne suis pas croyante. Je l’ai été, ardemment, dans ma jeunesse. J’admets cependant, le passage d’un homme nommé Jésus, en des temps où les civilisations de l’Homme se développaient avec une complexité toujours plus déroutante. Et dans ces structures sociales entrelacées d’iniquités de plus en plus frappantes, de spécialisation du travail, dans la démesure des cités et des empires…je conçois facilement le désarroi de l’âme humaine.
Et j’imagine un homme, passionné par les choses de l’esprit, scrutant à la loupe les sens possibles de nos vies éphémères, tentant de se créer une pensée en propre, distincte des modes, des dictats de toutes sortes et surtout indépendante du pouvoir politique.
Je l’imagine donc, incapable d’accomplir docilement les tâches de la survie, se creusant la cervelle pour trouver sa voie, choisissant une bohème qui le mènera d’un lieu vers un autre ; partageant ses idées enflammées, sa recherche avec qui voulait bien l’entendre.
Ne sommes-nous pas tous les enfants de dieux ? Les fils et les filles de Gaïa ? Ne sommes-nous pas tous poussière retournant vers la poussière ? Aucun scientifique aujourd’hui ne pourrait réfuter cette appartenance génétique à un Tout.
Je l’imagine en 2006. Se promenant de bar en bar, discutant passionnément, au-dessus d’une bonne broue bien froide. Et Paul, et Pierre et Luc, qui se font vraiment chier dans leur boulot sous-payé, dont les relations amoureuses sont de perpétuels échecs, l’écoutent attentivement à travers les brumes de l’alcool. Ses mots, ce système qu’il s’est élaboré leur apparaîssent peu à peu comme une révélation. Et le mot se passe. Les soirs où Jésus sort prendre une brosse, des attroupements de plus en plus nombreux se forment.
Impossible de sortir maintenant sans que s’agglutinent autour de lui les curieux et les croyants, les fidèles et les désespérés. Et d’abord c’est grisant. Plus  besoin de se payer à boire, l’eau se transforme en bière, les tournées sont offertes jusqu’à plus soif…Mais surtout, par-dessus tout, Jésus sent enfin qu’il appartient. Il EST cette communauté d’hommes et de femmes qui ne peuvent plus se passer de lui et dont il ne saurait plus se passer. Il «symbiose» intensément. La solitude est un souvenir fade qui ne l’atteint plus. Il a trouvé sa voie. Il a trouvé sa participation à l’édifice social.
Ainsi passe le temps, mais un beau jour arrive où il entre dans un bar et les gens l’attendent. Les gens ne sont plus au travail. Leur nouveau boulot c’est LUI. Lui qui est envoyé pour les sauver, les guérir de cette perpétuelle misère qui les accable. Et le fardeau de la connaissance commence à peser sur les épaules du Christ. Cette journée-là, il avait grandement souffert. Une blessure d’amour béante le torturait. Marie-Madelaine ne serait jamais sienne. Et son cœur fendu s’était précipité vers une bière froide et l’espérance d’une épaule amie sur laquelle s’épancher. Mais il n’a trouvé que des mains tendues, des regards suppliants, des paroles infinies qui engloutissaient jusqu’à ses pensées les plus intimes. Alors. Alors. Il s’est senti profondément seul.
Il est parti. Il est monté tout en haut du Mont-Royal et il s’est demandé pourquoi ? Pourquoi la vie le plaçait-elle au centre du sens des autres ? Comment en était-il arrivé-là ? Il aurait voulu s’enfuir. Vendre son âme au diable pour retrouver une seconde son identité, son individualité, sa solitude. Assis sur un talus, il observait toutes ses maisons à perte de vue. Toutes ses vies humaines dénuées de sens. Il avait trouvé un sens. Un sens pour lui seul. SA vision du monde, son explication, sa bouée. Et naïvement, il l’avait offerte en partage, n’imaginant pas qu’il s’offrait en pâture. Inconsciemment, peut-être, avait-il souhaité soulever un grand mouvement de consciences s’embrasant et libérant les Hommes de leurs esclavage. Il n’aurait pu imaginer créer un troupeau de disciples buvant ses paroles passivement. Il n’y avait pas de multiplication des idées et des libertés. Il y avait le troc, l’échange d’un aveuglement pour un autre. Jamais, jamais n’avait-il pensé détenir LA vérité. Et voilà qu’il était le Messie.
Une immense tristesse l’accabla alors et le plongea dans une dépression profonde. Cette désillusion était insupportable. Chacun doit trouver dieu en lui, pensa-t-il. La vérité réside dans le désir irrépressible de comprendre, de découvrir, de raisonner. Mais les hommes et les femmes qu’il voyait ne souhaitaient pas comprendre, paresseusement, ils souhaitaient croire. Et tous, avaient remis sur ses frèles épaules le fardeau de leur conscience humaine. Aucun homme à lui seul ne pouvait porter ce fardeau. À moins d’être un dictateur inconscient et cruel.
Il pleura longuement et puis baissa les bras. Il abandonna. La vie n’avait plus de sens. Il était traqué, coincé, prisonnier.

Deux-mille six ans plus tôt, Jésus choisi la mort. Il se livra aux autorités. Il choisi le repos.
Par Annie Paradis - Publié dans : annieparadis
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Commentaires

Ma chèERE J'ai grandement besoin de ton opinion sur la page Jésus


de mon site web.


SVP. positif ou négatif je suis curieux des angles qui vien de toi.


Veux tu afficher un oeuvre d'art que tu a fait, dans la page supporter un artist dans mon site web gratuitement pour 20 a 40 jours??


R.Laporte


www.arts2win.com

Commentaire n°1 posté par Robert Laporte le 29/12/2006 à 17h14
Bonjour Ronbert,

Je n'ai pu communiquer avec vous directement par courriel...
Je vous réponds donc via mon blog.
J'ai lu votre article sur Jésus. Il me semble que nous partagieons une certaine vision rationnelle de la mythologie humaine. Je suis bien d'accord avec vous sur la pertinence des enseignements du prétendu Jésus. Je crois que tous les livres religieux ont fait office de référence sociale et philosophique et que leur apport est considérable.
J'ai bien apprécié votre site en général (bien que je ne l'ai parcouru que rapidement). Il est réconfortant de voir un site qui se consacre à une réflexion plus globale sur l'humain et les enjeux de la démocratie. Il est agréable aussi de voir une oeuvre engagée (ce qui n'est plus tout à fait à la mode dans notre univers de divertissement).
Félicitations pour votre travail et bonne chance.
Je passerai lire d'autres de vos articles.
Commentaire n°2 posté par Annie Paradis le 29/12/2006 à 19h26
Chère Annie,

J'ai beaucoup accroché sur tes mots. Ton texte m'a beaucoup touchée, et j'espère que ta plume se lira dans les librairies prochainement.
Je crois au fait que nous devons trouver notre dieu en chacun de nous, bon et/ou mauvais, même si la recherche peut être particulièrement éprouvante. Notre trouvaille nous amènera ensuite sur le bon ou mauvais chemin. Je crois aussi que notre dieu est également dépendant de ceux que l'on cotoie. Pas facile de vivre avec un mauvais dieu quand l'Autre a en lui un bon, et vice versa.
Mais tout n'est que question de relation. Vivre en fonction de l'Autre.

Bonne continuation.
Commentaire n°3 posté par Sans importance le 09/01/2007 à 17h45
Cher anonyme,

Merci pour les compliments, je serais en effet particulièrement heureuse qu'un jour mes mots se rendent jusqu'en librairie...à moi de travailler plus fort pour que ce rêve se réalise.
J'aime bien votre commentaire sur dieu en soi et en l'Autre. Il me semble que voilà bien décrit notre plus grand défi humain...trouver en soi une vérité qui nous permette de co-habiter...mais où se situe le bien et le mal, où est dieu et où est le diable ? n'est-ce pas ? dans chacune de nos convictions se cache son contraire et qui peut affirmer, sans injurier l'intelligence humaine, savoir avec certitude quel est le meilleur chemin de l'envers ou de l'endroit.
Il me semble effectivement que notre vie est une série de choix et de tâtonements....
voilà un difficile mais merveilleux programme...
Commentaire n°4 posté par Annie le 11/01/2007 à 00h43
Bonjour !

Enfin quelqu'un qui n'a pas peur d'affirmer ses convictions qui "froissent" celles de l'Église qui se donne le droit de dicter les croyances de ses fidèles ce qui, pour ma part va à l'encontre de la liberté de penser de l'être humain. Félicitations et continuez !
Commentaire n°5 posté par Éric Harris le 25/08/2007 à 23h37
Je coupe ces paroles au nom de Jésus !!
Ma chère si tu savais tout ce que Jésus a fait pour toi !! Malheureusement tu ne le sait pas je te conseillerais donc de lire la Bible par exemple pour t'éclairer car Jésuss est le chemin la vérité la vie et il est mort sur la croix pour tes péchés que tu sois croyantes ou non , ce n'est pas une "bonne philosophie" ca non ! Jésus a guérit les malades et comme il est le même hie aujourd'hui et éternellment il les guéris encore aujourd'hui et ce que tu le crois ou non que tu veuille l'expliquer ou non il les guérit ! Sois bénit et que le Saint Esprit t'éclaire au nom de Jésus !
Commentaire n°6 posté par une chrétienne!!! le 19/02/2008 à 15h31
 

Bonjour,

J'ai bien aimé lire votre texte même si je suis en désaccord avec le fait que Jésus c'est suicidé. Le fait qu'il est eu des moments difficile avant de mourir est a mon avis tout a fait normal même pour lui. Une partie de lui (humain) aurais surement voulu rester avec nous plus longtemps et ne pas avoir a souffrir.

Aussi, le fait qu'il n'a pas réagi lors de sa capture ou avant, nous démontre seulement que tout ce qu'il disait il l'appliquait dans sa vie et c'est pour ca qu'il est le chemin, la vérité et la lumière. Il a dit "il n'y a pas de plus grand amour que de donnée sa vie pour un autre". Donner sa vie en voulant sauvé quelqu'un de sa famille c'est bien. Maintenant imaginé donner sa vie en voulant sauver quelqu'un qu'on ne connait pas (sachant qu'on pourrait perdre la vie, tout faire pour sauver l'autre) c'est incroyable.

Ce n'est pas lui qui sait juger a la peine de mort et qui sait mis sur la croix, c'est le coté obscure de l'être humain qui lui avons fait subir ca.

En conclusion, Jésus est loin de s'être suicidé car il a accepter le sort que nous voulions lui faire subir afin de nous montrer qu'il ne faut pas craindre la mort du corps mais plutôt celle d l'esprit.


Bien vous,

Commentaire n°7 posté par Eric le 29/09/2009 à 01h22
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