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    <title><![CDATA[Annie Paradis Artiste peintre,ecrivailleuse et autres defauts...]]></title>
    <link>http://www.annieparadis.com/</link>
    <description>Annie puise son inspiration dans la condition humaine.  Expressionniste qui explore l’esprit. Sujet de prédilection en peinture : le corps dans sa capacité à traduire physiquement la complexité de la nature humaine.</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Annie Paradis Artiste peintre,ecrivailleuse et autres defauts...]]></title>
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    <pubDate>Sun, 10 May 2009 22:15:26 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sun, 10 May 2009 22:15:26 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, Annie Paradis</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[La mémoire…]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-31260305.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    J’écoutais un jeu télévisé de culture générale…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    À un moment donné, je me suis dit&nbsp;: «Ben non…y’é ben trop jeune pour connaître ça…»
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    On parle d’une connaissance qui faisait partie de notre culture il y a environ 10 ou 15 ans…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Ça m’a fait réfléchir…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Pour me définir en tant qu’individu ou en tant que Peuple…j’ai accès à une mémoire collective de 10 ou 20 ans…au-delà de cette tranche temporelle, ça devient hasardeux…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Les frontières sont ouvertes et la culture se multiplie à une vitesse fulgurante…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Et c’est magnifique ! Fini les frontières, fini l'ignorance...
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Mais…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    C’est terrifiant aussi…comment cerner notre individualité, notre histoire, dans un monde en perpétuel changement…de quoi avoir sérieusement les blues existentiels…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    À une époque pas si lointaine, l’histoire d’une communauté se transmettait par tradition orale, de génération en génération…on avait des racines…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Maintenant, nos racines sont un grand réseau web, une toile indéfiniment tissée, dépendante du marché, de l’économie, de….
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Maintenant on a une mémoire de 1 gig qu’on doit updater tout le temps parce que les données s’effacent à mesure…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt;">
    Juste une question&nbsp;: quand je verrai défiler le film de ma vie sur mon lit de mort…de quoi vais-je me souvenir au juste ?
  </p>

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        <pubDate>Sun, 10 May 2009 22:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-31260305.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-31260305-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La vie en vert…]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-31259418.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Vous aurez sûrement remarqué la nouvelle mode écolo et humaniste qui envahit notre univers de consommateur…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Il me semble que le premier à partir le bal a été Benetton, toutes couleurs unies…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Aujourd’hui, toute entreprise a sa cause, tous les artistes ont leurs causes…St-Hubert et les artistes en sont un parfait exemple…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    J’aime bien d’ailleurs celle de Dove et des beautés naturelles…soutenues par un site web sur l’amour de la diversité des formes féminines et le rejet des stéréotypes qui mènent à l’anorexie et
    autres problèmes de santé…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Ce qui me frappe surtout, c’est le virage vert…c’est payant…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Hydro-Québec nous culpabilise avec une pub de scie qui martyrise le dernier arbre vivant, et nous propose les factures internet…Entre vous et moi, c’est juste un transfert de papier…le client
    imprime ses factures au lieu de les recevoir par la poste…faut pas les imprimer dites-vous&nbsp;? Oui, mais s’il y a un problème de facturation…si vous avez besoin d’une facture pour prouver
    votre lieu de résidence…si et si…pour n’importe quelle raison…vous avez besoin de ce fichu papier…Allez-vous vraiment vous fier aux banques de données de votre compte, accessibles sur internet
    i.e. pleinement contrôlées par leur société ?
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Moi pas…je suis peut-être outrageusement méfiante, mais je préfère conserver une certaine autonomie et une copie papier de protection…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    J’ai un ami qui a, un jour, eu besoin d’un relevé de ses transactions bancaires …la Caisse lui a chargé 35$ pour avoir une copie de son relevé….
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Combien nous coûteront les relevés hydro, visa, banque, etc…quand ces institutions décideront que ça leur coûte trop cher de stocker toutes nos informations personnelles…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Bref…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Même chose pour les sacs d’épicerie…bravo pour l’initiative de réduire le nombre de sacs dans les dépotoirs…Mais cet altruisme est aussi très rentable…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Maintenant, vous achetez les beaux sacs (souvent de plastique non biodégradables) que les supermarchés vous vendent…c’est vous qui payez…ce sont eux qui économisent…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Ce que j’amène, est cette simple observation&nbsp;: On adhère aux grandes causes lorsqu’elles sont rentables… (et on file la facture aux consommateurs)
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    Changez le monde ? Je crois maintenant que c’est possible…il faut juste que les entreprises soient convaincues que c’est dans leur intérêt et que ça rapporte…et que les consommateurs acceptent
    gentiment d’ajouter encore quelques sous à leurs factures…
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal;">
    C’est tout de même mieux que rien…c’est tout de même un pas en avant…If you can’t beat them…join them…
  </p>

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        <pubDate>Sun, 10 May 2009 21:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-31259418.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-31259418-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dieu merci !]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-15332803.html</link>        <description><![CDATA[Me voici avec le bon dieu en 2008. Drôle de façon d’aborder une nouvelle année me dirais-je si les deux dernières semaines n’avaient été si riches en aboutissement de réflexions existentielles.<br>
  <br>
  Il serait long de faire le tour de ces fameux aboutissements, ici même, maintenant….mais j’ai confiance, qu’au fil des prochains articles, ces derniers feront surface tranquillement et se
  dévoileront d’eux-mêmes sans que j’aie à les traquer…<br>
  <br>
  Je vous livrerais, tout de même, ma plus grande découverte : être en couple et être heureux…aimer et être aimé sincèrement en retour…bâtir la vie en étant deux…«ça change pas le monde sauf que….»,
  moi, ça transforme ma vie…<br>
  <br>
  Bref, pour en revenir à dieu. (Notez ici la minuscule volontaire) J’ai déjà dit et je maintiens que je suis athée. Je crois que l’on naît et meurt comme le font les plantes et les étoiles. Je me
  considère comme la particule d’un grand Tout biologique auquel j’appartiens et dans lequel je me fondrai à ma mort. Pas de paradis, pas d’enfer, pas de kharma…la cellule vers la cellule, une simple
  transformation de la matière.<br>
  <br>
  Cependant, fidèle à mes pérégrinations psycho-philosophiques, je me suis mise, un soir de lendemain de veille trop alcoolisé, à partir à la recherche de la joie pure en moi. Celle qui n’est pas
  provoquée par un désir forcené d’avoir du plaisir à tout prix pour compenser le spleen inévitable de nos vies à cent à l’heure. La joie. Où se cache-t-elle donc, en moi, cette joie ? Et c’est là
  qu’une vieille prière m’est revenue. Une sorte de bénédicité.<br>
  <br>
  «Merci mon dieu pour…mon amoureux, mes amis, ma famille, les personnes magnifiques qui ont jalonné ma vie, mon chat, mon appart, mon jardin, ma santé, la bonne bouffe, l’art, le pays pacifique dans
  lequel je vis….etc…»<br>
  <br>
  Et j’ai pensé que cette «tradition» religieuse, que nous avons perdue, avait plein de bon sens au fond. Prendre le temps, chaque soir, de remercier dieu pour ses bontés, c’était prendre le temps de
  se rendre compte et de goûter les beautés et la joie de nos vies. Une sorte de recensement positif.<br>
  Évidemment, dans notre «quotidien religieux» se mêlait la culpabilité de vouloir améliorer son sort, de vouloir plus ou vouloir mieux après avoir fait un inventaire de la si grande générosité de
  dieu envers nous. Une manière bien habile de nous maintenir tranquilles dans un joli manque d’ambition. Quelle ingratitude et quel orgueil, après avoir remercié pour les belles choses que l’on
  possède, d’en demander plus !<br>
  <br>
  Mais tout de même. Nous avons peut-être versé dans l’extrême inverse. À tant vouloir réussir nos vies, à tant chercher à performer et à tant désirer obtenir le meilleur, toujours…n’avons-nous pas
  oublié un réflexe si simple de jouïr de ce que nous avons déjà ?<br>
  <br>
  Moi, j’avais oublié. Je me rends compte du bonheur. Je me rends compte de la chance. Mais il m’a semblé, l’autre soir, qu’en faisant une prière, en prenant le temps de dire merci pour tout ce que
  j’ai, je faisais une pause qui me permettait de faire vraiment entrer dans ma conscience tous ces éléments de bonheur que je côtoie comme s’ils étaient acquis.<br>
  <br>
  Et dans le même fil de pensée, je me suis aperçue que de me propulser toujours par le moteur de l’insatisfaction était beaucoup plus facile et moins dangereux que son opposé.<br>
  <br>
  Voici, si je m’arrête et que je laisse véritablement l’amour qui m’entoure et le bonheur que j’en tire entrer dans ma conscience ; il s’y colle un sentiment d’insécurité assez vertigineux : la peur
  de perdre cet amour et ce bonheur.<br>
  <br>
  Si j’aime mon mari et que je m’extasie de cet amour…il me vient spontanément la peur de perdre cet amour.<br>
  <br>
  J’en déduis donc, qu’il est plus facile d’être insatisfait et de ne pas trop s’attarder sur le bonheur parce que c’est moins douloureux. Tant que je me bats pour améliorer mon sort, tant que je
  lutte pour me sortir de la «médiocrité» de ma vie, je suis en situation de survie et je garde étrangement un contrôle sur ma souffrance. C’est la souffrance de l’injustice, de la malchance. Mais ce
  n’est pas la souffrance de la perte. (dans le genre perte on peut se rappeler l’image d’Adam et Ève chassés du Paradis par la pomme de la connaissance).<br>
  <br>
  Je ne crains pas ma propre perte. Mais de perdre des êtres chers, que ce bonheur me soit enlevé me tétanise.<br>
  <br>
  En ce qui me concerne, pour 2008, je fais le projet de continuer ma «prière» du soir. Et parallèlement, d’apprendre à croire que je serai assez forte pour vivre les deuils que j’aurai à vivre
  inévitablement. En attendant que ces épreuves se présentent, je tenterai de goûter chaque seconde des merveilles qui parsèment ma vie.<br>
  <br>
  Miam…<br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 05 Jan 2008 20:07:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-15332803.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-15332803-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sans visages]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-13704517.html</link>        <description><![CDATA[J’ai fait un rêve passionnant (pour moi) dont je reparlerai plus avant une autre fois. Mais un tout petit morceau de ce rêve est pertinent aux «confidences» que j’ai envie de vous faire.<br>
  <br>
  Essentiellement, j’étais dans un atelier (pas le miens) où une très grande toile ornait un long mur blanc. En observant le tableau, je me rendis compte que c’était une de mes toiles, mais traitée
  différemment. L’été. Cette toile où deux baigneurs sont immergés dans le bleu et dont la tête émerge dans un jaune vif. Les couleurs de sa jumelle étaient les mêmes, les contrastes et les jeux de
  lumières semblables. Ce qui différait c’était qu’ils étaient trois personnages, deux surnageant comme dans la mienne et un qui nageait sous l’eau plus bas. Mais la plus grande différence était que
  ces personnages étaient «réalistes». Trois hommes aux cheveux noirs et aux corps très minces et musclés comme des danseurs. Si j’avais à vous dire à qui ils ressemblaient, je pourrais choisir une
  figure connue qui vous serait familière ; ils ressemblaient à Guy Corneau. (je ne sais pas s’il est musclé comme un danseur J)<br>
  <br>
  Et&nbsp; c’est là que commence mon histoire. La peinture était vraiment très belle. Frappante. Je me suis dit, dans le rêve, beaucoup plus forte que la mienne.<br>
  <br>
  Plus récemment encore, cette fois dans le monde réel et dans mon atelier, devant une toile toute neuve, on m’a demandé : j’ai hâte de voir son visage…Ce à quoi j’ai répondu que je doutais fort
  qu’il y aurait une telle chose sur ce personnage. On m’a suggéré alors qu’il était peut-être temps que je fasse «évoluer» mon travail et que je choisisse un visage pour mes personnages.<br>
  <br>
  Cette personne, par ses commentaires, rejoignait un questionnement que je me fais depuis longtemps. Pourquoi ne pas mettre de visages ? Particulièrement cette année, cette question s’est faite plus
  pressante. J’ai envie que mon travail évolue vers quelque chose de plus fort, de plus…je ne sais pas trop exactement, mais de PLUS, simplement…<br>
  <br>
  (en passant, je reviendrai sur la force en art avec la suite du rêve)<br>
  <br>
  Cependant, plus j’y réfléchis, plus je suis convaincue que les visages ne seraient pas une amélioration mais bien une perte. Ce n’est pas la piste que je veux suivre.<br>
  <br>
  Pourquoi ? Parce que. Parce que ça ne m’a jamais été intéressée, les visages. Ce faisant d’ailleurs, je n’ai pas développé cette habileté au portrait. Je suis certaine qu’avec des cours et beaucoup
  de pratique, j’arriverais à dessiner des visages aussi aisément que je dessine des corps…Mais jamais, j’en suis à peu près certaine, avec autant de plaisir.<br>
  <br>
  Ce qui m’intéresse ce n’est pas l’image mais l’essence de la personne. Il me semble que si on pouvait dire : tiens, ce personnage me fait penser à ma tante Germaine, à mon cousin Paul, à mon
  ex-petite amie, à Marilyn Monroe, à Bono, à Guy Corneau …ou si on se demandait : c’est qui, tu penses, qui a posé nu pour ce tableau ? penses-tu que c’est ressemblant ? penses-tu qu’il était gêné
  ?…<br>
  Je ne cherche pas à représenter une individualité restreinte, mais une individualité globale. Je veux qu’on se reconnaisse sans se comparer.<br>
  <br>
  Il me semble que lorsque toutes ces idées traversent l’esprit de la personne qui regarde, alors j’ai perdu mon pari. Je pari que je peux faire ressentir la joie, la colère, la tristesse…pas celle
  de quelqu’un d’autre, celle de celui ou celle qui regarde. Je veux plonger dans l’essence, dans l’essentiel de ce que nous sommes. Dedans. Dans cet univers fabuleux de nos émotions qui n’a pas de
  limites.<br>
  <br>
  C’est une quête personnelle sûrement. À travers mes toiles, je veux me connaître moi au-delà des étiquettes et des convenances. Je trouve le monde dans lequel nous vivons extrêmement et inutilement
  restrictif. J’ai besoin de retrouver cet espace imaginaire en moi qui est si vaste, si libre, si plein.<br>
  <br>
  Je me suis demandée alors comment j’arrivais à écrire des romans. Parce que dans le roman, la description de la personne est plus précise. La couleur des cheveux, les yeux, la taille , la peau, les
  habitudes, les idées, la voix…Voilà qui va à l’encontre de ma quête…<br>
  <br>
  Mais non…non, pas du tout. Chaque lecteur imagine le visage qui correspond à SON imaginaire. Combien de fois cela vous est-il arrivé de «rencontrer» un personnage de roman mis à l’écran ? Votre
  première réaction, c’est sûrement : je ne l’imaginais pas comme ça.<br>
  <br>
  Là réside toute la magie d’un personnage sans visage, d’un personnage de roman que l’on ne peut voir. C’est notre imaginaire qui fait le travail pour l’auteur. L’artiste ne place que des balises,
  des contours, des guides…le lecteur fait le reste. Et ce reste qu’il fait, c’est SA création. SON univers personnel, intérieur, son imaginaire qu’il déploie.<br>
  <br>
  C’est ÇA que je cherche.<br>
  Voilà, pour moi, le sens de «l’art est un mensonge qui nous rapproche de la vérité».<br>
  Ce n’est pas vrai, ce qu’il y a sur la toile. Mais si elle est réussie, votre émotion, elle, sera vraie…et surtout libre…<br>
  <br>
  Je pense que ce contour noir autour de mes personnages est, comme je l’ai appelé, la trame narrative. Ce sont les balises que je place. Si je ne les mettais pas, j’aurais l’impression qu’avec le
  corps aussi, les mêmes questions d’individualité reviendraient : «il est pas tout à fait réaliste ce corps…l’ombre n’est pas au bon endroit…pourquoi il est bleu.»<br>
  <br>
  Avec la ligne noire, je délimite le réel hors de la toile. Ce n’est pas le corps de QUELQU’UN, c’est un personnage. S’il est bleu, c’est peut-être le froid, ou la solitude, ou la tristesse, ou la
  légèreté. Le reste du corps et des couleurs vous le dira.<br>
  <br>
  Ce n’est pas moi qui décide. Moi je suggère, vous décidez.<br>
  <br>
  Finalement, je pense que je cherche avec beaucoup d’espoir et de ferveur le SOI au-delà de l’image. Je me cherche MOI, au-delà des images que d’autres ont inventées pour me définir.<br>
  <br>
  J’ai commencé une série que j’ai appelée «les masques». Il y a un visage, mais c’est plutôt une caricature. Les masques #1, c’est un visage qui dit l’inverse du corps. C’est le masque obligatoire.
  La barrière entre ce que nous voulons que les autres voient et ce que nous ressentons vraiment. Je compte continuer cette série. Le jeu désolant de nos mensonges est agréable à dépeindre. C’est à
  soi-même, au fond que l’on ment réellement.<br>
  <br>
  En passant, ce n’est peut-être pas un hasard si les personnages de la toile, dans mon rêve, ressemblaient à Guy Corneau…Je vous encourage à lire son dernier livre Le meilleur de soi…faut
  s’accrocher à certains moments qui paraissent plus «ésotériques»…mais ça vaut vraiment la peine si on cherche la personne que l’on est au-delà de notre personnage…<br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Nov 2007 23:23:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-13704517.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-13704517-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Multicoloralisme]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-13512892.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    Par une belle journée d’automne, je prends un taxi pour me rendre à la clinique. J’étais bien malade (j’allais me faire diagnostiquer une bronchite aigüe) et pas trop d’humeur à la causette.
    Comme la voiture s’engageait sur la rue Rachel, mon chauffeur haïtien, aussi souriant que le soleil, me fait remarquer, dans son accent musical, les couleurs des feuilles qui réchauffaient le
    Mont-Royal…
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    «vous avez vu ? c’est beau non ? ces arbres, c’est comme un symbole…comme Montréal…merveilleux et multicolore…»
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Je paraphrase, mais l’essentiel est là…
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Montréal multicolore comme l’automne…Entre deux quintes de toux, j’ai trouvé l’image charmante.
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    En cette période où les débats s’animent sur les accommodements raisonnables, un tel commentaire était rafraîchissant. Je trouve bien dommage que la polémique sur les accommodements aie soulevé
    dans son sillage de grandes questions sur l’immigration.
  </div>
  <div>
    Tout à coup, tout un chacun se met à repenser les politiques d’immigration…les enjeux et les questions s’entremêlent lamentablement….pourquoi ?
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    De quoi parle-t-on au juste ?
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Je crois que les québécois de toutes souches sont heureux du multiculturalisme, fiers de la diversité culinaire, musicale, religieuse, idéologique, physique…
  </div>
  <div>
    Pourtant, à en croire certains médias, il semble que nous devenions soudainement intolérants et presque racistes … Peut-être que par souci de manchettes sensationnelles on dévie les vraies
    questions.
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    Personnellement, j’ai un problème avec tous les intégrismes politiques, religieux, moraux, juifs, chrétiens, intellectuels, machos, féministes, financiers…whatever !
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    C’est bien dommage de mettre tous les œufs dans le même panier avec les pommes et les choux-fleurs…et de donner ainsi tant de pouvoir à une toute petite minorité d’extravagants…
  </div>
  <div>
    &nbsp;
  </div>
  <div>
    C’est un peu comme si dans un couple, l’un des partenaires exigeait soudainement de pouvoir s’envoyer en l’air avec tout le monde. Il y a un changement dans le contrat social de l’union…c’est
    peut-être assez pour provoquer une rupture ou mener à une bonne thérapie…mais est-ce pertinent de remettre en question le mariage et ses fondements, d’interdire à l’ensemble de la société de
    former des couples ou de limiter le nombre de naissances ? ou pis encore…d’obliger tous les couples à une union libre et débridée ?
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 02 Nov 2007 19:16:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-13512892.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-13512892-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La multiplicité de la chair]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-13074724.html</link>        <description><![CDATA[La multiplicité de la chair...<br>
  <br>
  <br>
  Avez-vous déjà mangé du kangourou ? Semblerait que c'est la nouvelle mode...<br>
  <br>
  Plus ça va, plus nos tables se parent de chairs exotiques de toutes sortes. L'infinie conquête de la nouveauté...<br>
  Mais l'exotisme se fane à une allure vertigineuse et produit tout aussi rapidement de nouveaux besoins à mettre en marché.<br>
  <br>
  Bison, autruche, sanglier, kangourou, émeu...peu importe...c'est «In».<br>
  <br>
  Je ne peux m'empêcher de me questionner face à cette multiplication implacable de la chair&nbsp;&nbsp; pour nos assiettes...<br>
  <br>
  De nombreux organismes se lèvent pour défendre les droits des animaux,<br>
  voir, entre autres ; Réseau&nbsp; d'action globale www.gan.ca (Global action network )<br>
  Des avocats tentent de leur créer une place légale et légitime.<br>
  Des mouvements écologistes cherchent des solutions à la contamination des sols et de l'eau, à l'appauvrissement des ressources dûs à la surexploitation du bétail.<br>
  <br>
  Pendant que d'autant se débattent pour rendre aux animaux d'abbatoirs des vies minimalement décentes (pensez au porcs enchaînés à des grilles, au poulets entassés dans des cageaux, aux vaches
  laitières qui ne sortent plus de leurs enclos) que d'autres encore montent barricades pour protéger des espèces en voix d'extinction (baleines, phoques, saumon, etc.) une multitude d'éleveurs et de
  gens branchés ciblent de nouvelles victimes de notre surconsommation.<br>
  <br>
  Je suis parfaitement d'accord avec le principe de la découverte et je suis personnellement très sensible aux goûts exotiques de toutes sortes. Je n'ai rien de rien contre la diversité.<br>
  <br>
  Sans prôner le végétarisme, il me semble que l'on devrait prendre notre souffle et se demander s'il est vraiment nécessaire d'assujetir continuellement de nouvelles espèces à la consommation de
  masse. La nécessité de se nourrir en protéines devrait être le premier moteur de cette exploitation de l'animal par l'Homme. Nous dépassons largement le cadre de la survie, pour se prévaloir d'un
  plaisir carnacier qui ne se justifie plus.<br>
  <br>
  Tuer pour manger, tuer pour survivre passe encore....mais tuer pour le plaisir ?&nbsp; Jusqu'où irons-nous ? Une si grande variété est-elle vraiment nécessaire ?<br>
  <br>
  Personnellement, je privilégierai dorénavant la saucisse au basilic et tomates séchées plutôt que celle de kangourou...<br>
  <br>
  Bon appétit !<br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sun, 14 Oct 2007 20:51:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-13074724.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-13074724-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon jardin en Amérique, suite]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-11833028.html</link>        <description><![CDATA[
  Voici, pour faire suite à l'article "mon jardin en Amérique", les mots de Jacques Brel, chantés aussi par Barbara.<br>
  <br>
  Il nous faut regarder<br>
  <br>
  Derrière la saleté.<br>
  S'étalant devant nous<br>
  Derrière les yeux plissés<br>
  Et les visages mous<br>
  Au-delà de ces mains<br>
  Ouvertes ou fermées<br>
  Qui se tendent en vain<br>
  Ou qui sont poings levés<br>
  Plus loin que les frontières<br>
  Qui sont de barbelés<br>
  Plus loin que la misère<br>
  Il nous faut regarder<br>
  <br>
  Il nous faut regarder<br>
  Ce qu'il y a de beau<br>
  Le ciel gris ou bleuté<br>
  Les filles au bord de l'eau<br>
  L'ami qu'on sait fidèle<br>
  Le soleil de demain<br>
  Le vol d'une hirondelle<br>
  Le bateau qui revient<br>
  L'ami qu'on sait fidèle<br>
  Le soleil de demain<br>
  Le vol d'une hirondelle<br>
  Le bateau qui revient<br>
  <br>
  Par-delà le concert<br>
  Des sanglots et des pleurs<br>
  Et des cris de colère<br>
  Des hommes qui ont peur<br>
  Par-delà le vacarme<br>
  Des rues et des chantiers<br>
  Des sirènes d'alarme<br>
  Des jurons de charretier<br>
  Plus fort que les enfants<br>
  Qui racontent les guerres<br>
  Et plus fort que les grands<br>
  Qui nous les ont fait faire<br>
  <br>
  Il nous faut écouter<br>
  L'oiseau au fond des bois<br>
  Le murmure de l'été<br>
  Le sang qui monte en soi<br>
  Les berceuses des mères<br>
  Les prières des enfants<br>
  Et le bruit de la terre<br>
  Qui s'endort doucement.<br>
  Les berceuses des mères<br>
  Les prières des enfants<br>
  Et le bruit de la terre<br>
  Qui s'endort doucement.

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Aug 2007 21:39:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-11833028.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-11833028-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mon jardin en Amérique]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-11295922.html</link>        <description><![CDATA[
  «C’était l’année d’l’amour, c’était l’année d’l’expo…»<br>
  <br>
  Mon enfance a démarré dans un Québec à la culture florissante qui s’ouvrait sur un monde où tous les espoirs étaient permis.<br>
  «Peace and love» «All you need is love»<br>
  De ma petite banlieue tranquille, j’ai eu l’honneur de côtoyer, en toute innocence, des géants comme Jésus Christ, John Lennon, Walt Disney…ils furent mes maîtres à penser, longtemps, mes maîtres à
  rêver…Le Bien triomphant toujours sur le Mal, l’amour toujours sur la haine.<br>
  <br>
  Puis, le 1er âge adulte m’a sortie de l’enfance brutalement. À 20 ans, encore si naïve, j’ai découvert la réalité sous la fiction. Le revers de nos rêves. L’horreur du monde. Comme nombre d’entre
  nous, c’est d’abord l’holocauste qui m’a frappée de plein fouet. Ravalant le choc brutal, séchant mes pleurs ahuris, j’ai entrepris de débusquer les solutions pour «changer le monde». L’espoir
  était encore tenace.<br>
  <br>
  20 ans plus tard, j’aborde mes 40 ans avec la sensation d’un 2e âge adulte. 20 années passées à tenter de comprendre la nature humaine dans toute sa merveilleuse générosité et son inexplicable
  violence, m’ont laissé le sentiment de m’être battue en vain contre des moulins à vent.<br>
  L’espoir, dans toute son innocence est mort malgré mon acharnement.<br>
  <br>
  Aujourd’hui, j’ai perdu le désir de changer le monde.<br>
  À 40 ans, il ne me reste plus beaucoup de candeur.<br>
  Ce qui était le moteur de ma vie «croire que la paix dans le monde est possible» est devenu une rumination douloureuse. C’est là que j’ai eu vraiment l’impression de vieillir. Quand j’ai perdu ma
  foi en l’humanité. Cela m’a paru comme un échec insurmontable.<br>
  J’ai abdiqué, intérieurement.<br>
  <br>
  Mais, en lâchant enfin prise…C’est là que j’ai découvert le paradis.<br>
  Mahomet, dans le Coran, parle d’un jardin merveilleux offert par Dieu aux hommes. Adam et Ève sont expulsé d’un même Eden pour avoir mangé la pomme de la connaissance. Le paradis perdu de
  l’innocence.<br>
  <br>
  Ce paradis m’était invisible jusqu’à ce que j’entrevoie mes grandes ambitions comme des lubies aussi inutiles que celles qui poussent les hommes à la violence. Sauver le monde, être un peintre
  célèbre, un auteur admiré, une femme de carrière accomplie…n’est-ce pas, au fond, la même chose qu’être un politicien puissant, un homme d’affaire richissime, un gourou adulé, un scientifique de
  génie….?<br>
  Je nageais en pleine contradiction. Divisée par l’ambition de réussir ma vie tout en agissant dans le même sens que la folie du monde.<br>
  <br>
  J’ai découvert l’Éden en ayant un amoureux et un jardin dans ma cour. Je l’ai découvert dans la simplicité de mon être profondément en contact avec un homme et avec une toute petite parcelle de
  nature. Je le redécouvre chaque fois que je reçois des amis à souper, chaque fois que je nage dans un lac, que je flatte mon chat, que j’observe des enfants, que je plante des tomates, que j’écris,
  que je peint, que je chante, que je fais l’amour…<br>
  <br>
  Ce ne sont pas mes actes que je dois changer. C’est ma perspective sur ces actes. Ramener ma conscience au seul plaisir d’être véritablement en contact avec la vie, avec ce paradis que je possède
  déjà.<br>
  <br>
  Continuer de poser les petits gestes qui me semblent justes, continuer de croire en mes idéaux pacifistes et humanistes. Mais cesser à tout prix de vouloir performer, réussir, accomplir, résoudre,
  sauver.<br>
  <br>
  Je ne souhaite plus d’autre ambition que vivre pour vivre, pour goûter, sentir, ressentir, partager, aimer. C’est mon jardin en Amérique. C’est la chance extraordinaire de vivre au paradis et c’est
  ultimement ce que je souhaiterais à tous…et je ne veux plus me sentir coupable de profiter du bonheur…<br>
  <br>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Jul 2007 00:47:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-11295922.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-11295922-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La fuite vers l’avant]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-11080123.html</link>        <description><![CDATA[
  Il y a toujours quelqu’un au-dessus de nous qui nous domine. Père, mère, conjoint, patron, propriétaire, banquier, fisc, police, gouvernement, terroristes…<br>
  Toujours cet espace de la peur qui nous domine…<br>
  Quand l’humanité a-t-elle perdu ce pouvoir individuel ?<br>
  Quand avons-nous cédé notre pouvoir à l’Autre ? N’importe quel autre. Dans les cavernes préhistoriques ? Contre les lions féroces et la Nature impitoyable ?<br>
  Pourquoi l’Homme doit-il dominer l’Homme ? Par réflexe de combat animal ?<br>
  Parce que depuis les débuts de l’humanité, il entretient et transpose la peur dans tous les registres imaginables afin de ne pas perdre l’essence de sa nature ?<br>
  Par soif de pouvoir ?<br>
  Parce que la meilleure façon de maîtriser la peur est de l’infliger à l’Autre ?<br>
  <br>
  Je suis en vacances depuis 3 jours…et les cauchemars se succèdent en enfilades, chaque nuit.<br>
  La peur.<br>
  Je croyais, plus jeune, n’avoir peur de rien. Je me rends compte en vieillissant que j’ai peur de tout…peut-être…<br>
  Et la seule façon que j’ai de dominer cette peur (puisque je refuse de dominer les autres) est de fuir vers l’avant. D’accomplir, si possible, de grandes choses qui me protégeront contre ce
  sentiment perpétuel d’impuissance. «Après quoi je cours ?» est le titre d’une toile sous le thème d’une exposition collective : «mes démons intérieurs».<br>
  <br>
  Après quoi je cours ? après rien. Je fuis la peur, je cherche ma force. Je me sens plus forte quand je crée. Je reprends cette part de contrôle sur ma vie que je n’ai pas le reste du temps. Nous
  avons souvent parlé de société de loisirs. Il serait bon de rêver le loisir de retrouver le pouvoir sur nos vies et de ne plus avoir peur.<br>
  Dieux merci, je ne suis pas née en Afghanistan…<br>

  
]]></description>
        <pubDate>Thu, 28 Jun 2007 05:35:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-11080123.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-11080123-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le supplice de la goutte d’eau ou la chasse aux sorcières]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-10484079.html</link>        <description><![CDATA[
  <br>
  <br>
  Pendant que l’on torture, détourne, manigance, tue, explose, révolte, viole , affame, excise…bref…pendant le bulletin de nouvelles, nos vies à nous, choyés que nous sommes, sont régies par un
  supplice subtil contre lequel nous ne nous battons pas, ou si peu, et qui ne fait pas la manchette…<br>
  <br>
  C’est presqu’invisible tellement c’est insidieux, tellement nos vies sont tissées dans cette trame qui nous enveloppe. Prenez deux minutes pour faire la liste des « je devrais » «il faut», «je
  dois», «c’est interdit», «c’est exigé», «c’est demandé», «c’est bon pour la santé», «c’est mal», «c’est juste», «c’est nécessaire», «c’est incontournable»…<br>
  <br>
  Il vous faudra des heures pour dresser cette liste de vos obligations morales, sociales, personnelles…<br>
  <br>
  C’est lourd. Chaque jour. De toutes petites gouttes d’eau qui nous semblent inoffensives mais qui nous mènent au burn-out, au cancer, à la dépression, au suicide…Dans le flot incontinent de la
  performance, sous la langue baveuse de la modernité.<br>
  <br>
  Nous l’avons nommé : Le Stress.<br>
  C’est le supplice de la goutte d’eau…<br>
  <br>
  Trivial ? oui, assurément, quand on se compare au bulletin de 18hres. Mais imaginez une journée, une vie, de toutes ces petites obligations, sous-tendues dans votre cerveau à tel point que vous ne
  les remarquez plus…; l’amour parfait, la maison parfaite, le corps parfait, la culture parfaite… Quand nos ancêtres rêvaient d’un monde meilleur, imaginaient-ils vraiment cela ?<br>
  <br>
  À chaque année, nos gouvernements et nos institutions de santé, dévoilent un nouvel agresseur, un nouvel ennemi à abattre : le sida, le tabac, l’alcool, la drogue, l’obésité, la mal-bouffe, le sel,
  le cholestérol, le manque d’activité physique, la margarine, la saccharose, le cancer…et j’en passe…<br>
  Afin de rendre nos vies «meilleures», ils s’emploient à nous mettre en garde contre nous-même, à nous culpabiliser dans nos habitudes malsaines et coûteuses pour l’état.<br>
  Dans leur chasse aux sorcières drapée de noblesse et de paternalisme, ils entretiennent toute une industrie de cures lucratives contre nos pathologies modernes.<br>
  <br>
  Je rêve du jour où la manchette aura pour grand titre :<br>
  Étude scientifique : Le stress tue. Les gouvernements occidentaux en marche vers une redéfinition du contrat social et une remise en question du système capitaliste.<br>
  <br>
  Personnellement, je crois fermement que nous pouvons assainir nos vies indéfiniment sans jamais obtenir le résultat escompté. Le mauvais stress est à mes yeux, le mal le plus dommageable qui existe
  à l’heure actuelle parce qu’il épuise notre corps et plonge notre esprit dans des comportements nuisibles. Il crée un mal de vivre auquel nous n’échappons pas et qu’aucune thérapie ne peut
  guérir.<br>
  <br>
  Je cite ci-dessous, un extrait tiré du site passeportsanté.net ;<br>
  <br>
  Le stress empoisonne l'existence, au propre comme au figuré : non seulement rend-il la vie désagréable, il rend malade. Selon le Dr Herbert Benson, du Mind/Body Medical Institute de l'université
  Harvard, environ 80 % des consultations médicales seraient liées au stress, d'une manière ou d'une autre. De même que 60 % à 80 % des accidents de travail, selon l'American Institute of Stress.
  C'est beaucoup grâce aux travaux de l'endocrinologue canadien d'origine autrichienne Hans Selye, menés au cours du XXe siècle, que l'on comprend les mécanismes biologiques du stress - ce qu'il a
  d'abord appelé le « syndrome général d'adaptation ». Il a identifié et défini le célèbre « fight or flight response » : ce qui se passe quand l'organisme monopolise ses ressources pour dominer la
  situation ou la fuir. C'est aussi à Selye que l'on doit d'avoir choisi le mot stress (en anglais : tension mécanique) et de l'avoir imposé en français. Il appelait le bon stress « eustress » et le
  mauvais « distress ».<br>
  <br>
  Par la suite, le biologiste français Henri Laborit a étudié ce qui se passe quand la personne ne peut ni dominer la situation, ni la fuir : ce qu'il a appelé l'« inhibition de l'action ». Cette «
  paralysie situationnelle », a-t-il démontré, conduit précisément à des désordres neuro-psycho-immulogiques. Laborit est également célèbre pour avoir fait l'« éloge de la fuite », qui serait un
  recentrage de nos objectifs afin de sauver notre peau... de l'intérieur.<br>
  <br>
  La phase d'épuisement. Les mécanismes de réaction fonctionnent tout le temps « à plein régime », entraînant une déperdition d'éléments biochimiques ainsi que des désordres métaboliques et
  physiologiques. L'organisme s'épuise, certains organes ou systèmes s'affaiblissent ou se relâchent. À la limite, et dans des situations extrêmes, le stress continu entraîne la mort. Un haut niveau
  d'hormones de stress dans le sang, même en situation « normale », est un indice de l'état de stress dans lequel se trouve l'organisme.<br>
  <br>
  Malheureusement, les victimes de stress chronique ne sont pas toujours conscientes de leur situation, et encore moins du fait qu'elles sont en train de compromettre leur santé. Pour soulager les
  malaises dus au stress, plusieurs peuvent adopter des comportements de compensation : l'accroissement du tabagisme, l'alcoolisme, la dépendance aux drogues, l'excès de sommeil, l'isolement... Mais
  le fait de boire plus d'alcool, de manger plus de chocolat ou de regarder plus souvent la télévision fait peut-être oublier temporairement le stress, mais ne le règle pas. Et de nouveaux problèmes
  apparaissent, rajoutant au poids du stress.<br>
  <br>
  Stress chronique et maladies<br>
  <br>
  Les mécanismes physiologiques en cause dans le stress chronique sont nombreux et peuvent contribuer à une grande variété de dérèglements, dans tous les systèmes. Voici ceux que l'on cite le plus
  couramment :<br>
  <br>
  Accélération du vieillissement. Le stress augmente le dommage oxydatif, c'est-à-dire le vieillissement et la mort des cellules causés par les radicaux libres.<br>
  <br>
  Déficit nutritionnel. Pour produire l'énergie demandée par la situation, le corps métabolise plus rapidement les éléments nutritifs, ce qui peut résulter en un manque d'acides aminés, de potassium,
  de phosphore, de magnésium, de calcium, d'électrolytes et de vitamines du complexe B, entre autres. Par ailleurs, les nutriments essentiels sont moins bien absorbés en période de stress.<br>
  <br>
  Déficit immunitaire. Le cortisol produit en réponse au stress peut causer un affaiblissement du système immunitaire : le corps devient alors plus susceptible aux agents infectieux, bénins ou
  graves, et aux différents types de cancer. À un niveau très simple, on sait que les personnes stressées souffrent plus fréquemment du rhume.1<br>
  <br>
  Ulcères d'estomac. Même si on sait maintenant que la plupart des ulcères sont causés par la bactérie Helicobacter pylori, le stress est un élément qui peut contribuer à l'apparition des ulcères et
  à la difficulté à les soigner. Le stress est aussi reconnu pour jouer un rôle dans les brûlures d’estomac.<br>
  <br>
  Problèmes gynécologiques. On observe parfois de l'aménorrhée (l'arrêt des menstruations) chez les femmes stressées. Aussi, hommes et femmes stressés sont plus à même de vivre des périodes
  d'infertilité.<br>
  <br>
  Problèmes de santé mentale. On croit que le stress répété peut entraîner des changements de structure dans le cerveau et, progressivement, occasionner des symptômes plus graves : de l'anxiété, des
  crises de panique, des phobies, de la dépression, des dépendances, des troubles de l’alimentation (anorexie/boulimie).2<br>
  <br>
  Maladies à composante psychosomatique. La cause des maladies suivantes est multifactorielle et le stress peut contribuer à leur exacerbation ou à leur composante de chronicité : l'asthme, le
  psoriasis, l'arthrite rhumatoïde, le syndrome de fatigue chronique, la maladie de Crohn, la fibromyalgie, la migraine, la colite ulcéreuse, le syndrome prémenstruel, l'obésité, etc.2<br>
  <br>
  Aggravation de maladies. Bien que le stress seul cause rarement une maladie grave, on sait maintenant qu'il peut jouer un rôle dans la susceptibilité à plusieurs de celles-ci (dont l'hypertension,
  les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II et le cancer), et qu'il peut en accélérer l'évolution.3<br>
  <br>
  <br>

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 May 2007 17:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.annieparadis.com/article-10484079.html</guid>
                <category>Les écrivaillures</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-10484079-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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