<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.annieparadis.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Annie Paradis Artiste peintre,ecrivailleuse et autres defauts... (annieparadis)]]></title>
    <link>http://www.annieparadis.com/categorie-712263.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;annieparadis&quot; du blog &quot;Annie Paradis Artiste peintre,ecrivailleuse et autres defauts...&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/37/38/07/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[Annie Paradis Artiste peintre,ecrivailleuse et autres defauts... (annieparadis)]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/categorie-712263.html</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Fri, 23 Sep 2011 07:20:08 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 23 Sep 2011 07:20:08 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.annieparadis.com</copyright>            <category>annieparadis</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les stigmates]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-5526690.html</link>        <description><![CDATA[Un après-midi ensoleillé, je flânais à ma terrasse préférée sur le plateau Mont-Royal. Jécrivais, je lisais ou jappréciais seulement leffervescence de lavenue, je ne me souviens plus. Mais je me souviens clairement du bonheur dobserver déambuler les gens, de la lumière si particulière qui peignait les édifices, de lanimation des commerces, de la douceur dun moment hors du temps, de la chaleur
Ma mémoire est encore imprégnée de la beauté des passants. Sur le Plateau, tout le monde est beau, dans une variété de styles et dattitudes. Du «450» en visite, en passant par les étudiants babacools, les bcbgs qui magasinent, les habitants du quartier qui semblent si bien agencés au décor, jusquaux itinérants dont lindividualité colore la rue.
Puis passe une personne, une seule, remarquable entre toutes. Clairement, cet homme ne faisait pas partie du paysage urbain qui nous entourait. Un étranger. Un étrange. Assurément, quelquun de lest de la ville. Hochelaga peut-être ?
Le contraste pourtant subtil ma frappée. Dabord les vêtements. On reconnaît une veste qui semble sortie des années 90, un peu passée sappuyant sur un jean ajusté mais qui paraît tout de même un peu trop grand, probablement des souliers de course blancs, comme ceux que lon achetait à bas prix chez Pitt il y a 15 ou 20 ans.
Personnellement, une bonne partie de ma garde-robe est issue des friperiesune forme dérivée de simplicité involontaire
Mais Kevin, appelons-le ainsi, revêtait clairement lindigence et ses vêtements ne disaient rien de ses goûts, de ses rêves et encore moins de limage quil souhaitait projeter dans nos regards critiques. Non, il ny avait que la nécessité qui transparaissait et ce «manque de goût» propre à ceux qui ne peuvent se permettre le luxe de linfluence culturelle. 
Voilà me disais-je (honteuse davoir cru que mes origines modestes me plaçaient en infériorité contre une classe plus bourgeoise de notre société) que pendant quelques secondes, la vraie misère avait marché devant moi. La misère invisible de loccident.
Larrogante cruauté du rêve américain. Le mensonge du self made man accessible au plus petit dentre nous. Parce quil y a les stigmates. Il y a ceux que la grâce du «génie» capitaliste ne sortira jamais du brouillard. 
Tout le corps de Kevin criait son «statut social». Lexpression de son visage. On pouvait y lire la crainte dêtre jugé, linconfort de ne pas appartenir, linquiétude de ne pas connaître les règles, les usages, les riteset sa peau avait cette couleur de hangar, cette texture de la malboufffe, ces marques de la fatigue
Sa démarche. Tendu, légèrement penché vers lavant comme pressé de ne plus exister, traduisant un inconfort qui prend racines jusque dans ses expériences les plus anciennes.
Notre corps parle, nous le savons tous, notre univers hyper médiatisé nous le martèle sans arrêt. Et nous nous empressons de créer une image de nous-même qui soit convenable, qui corresponde minimalement aux exigences de la perfection. Cest ce qui nous garantit un emploi, un amour, une vie sociale, cest ce qui nous permet de croire que nous pouvons «changer de caste» et accéder à une vie meilleure. Avec un minimum déducation, de confort matériel, un environnement aimant, il y a des chances réelles datteindre certains rêves ou à tout le moins de se créer un quotidien confortable.
Mais pour Kevin, la partie est perdue davance. Il est stigmatisé. Il portera jusquà sa mort les marques de la pauvreté. 
Dans notre quête démesurée de lEldorado, nous perpétuons léternel écart entre les classes. Dans notre volonté de croire que chacun a sa chance et la fait, nous fermons les yeux volontairement sur notre responsabilité dans cette aberration. Parce que nous voulons tellement croire quun jour la gloire et la réussite pourraient être nôtre, que la perfection est atteignableque de notre vivant, nous pouvons être dieunous ne voulons pas trouver la faille qui brimerait nos rêves
Et ainsi, de Kevin à Céline Dion, nous vivons dans le désir de nêtre pas nous-même, de transcender notre vulgaire condition humaine, et nous souffrons perpétuellement à petites et à grandes échelles. Et nous stigmatisons les plus démunis.
]]></description>
        <pubDate>Sun, 04 Feb 2007 23:10:50 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2c55ed2199c10232e895b87081f2d626</guid>
                <category>annieparadis</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-5526690-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Jésus sest suicidé]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-5032239.html</link>        <description><![CDATA[<br />
<div style="text-align: justify;"><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Je ne suis pas croyante. Je l&rsquo;ai &eacute;t&eacute;, ardemment, dans ma jeunesse. J&rsquo;admets cependant, le passage d&rsquo;un homme nomm&eacute; J&eacute;sus, en des temps o&ugrave; les civilisations de l&rsquo;Homme se d&eacute;veloppaient avec une complexit&eacute; toujours plus d&eacute;routante. Et dans ces structures sociales entrelac&eacute;es d&rsquo;iniquit&eacute;s de plus en plus frappantes, de sp&eacute;cialisation du travail, dans la d&eacute;mesure des cit&eacute;s et des empires&hellip;je con&ccedil;ois facilement le d&eacute;sarroi de l&rsquo;&acirc;me humaine.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Et j&rsquo;imagine un homme, passionn&eacute; par les choses de l&rsquo;esprit, scrutant &agrave; la loupe les sens possibles de nos vies &eacute;ph&eacute;m&egrave;res, tentant de se cr&eacute;er une pens&eacute;e en propre, distincte des modes, des dictats de toutes sortes et surtout ind&eacute;pendante du pouvoir politique.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Je l&rsquo;imagine donc, incapable d&rsquo;accomplir docilement les t&acirc;ches de la survie, se creusant la cervelle pour trouver sa voie, choisissant une boh&egrave;me qui le m&egrave;nera d&rsquo;un lieu vers un autre ; partageant ses id&eacute;es enflamm&eacute;es, sa recherche avec qui voulait bien l&rsquo;entendre. </span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Ne sommes-nous pas tous les enfants de dieux ? Les fils et les filles de Ga&iuml;a ? Ne sommes-nous pas tous poussi&egrave;re retournant vers la poussi&egrave;re ? Aucun scientifique aujourd&rsquo;hui ne pourrait r&eacute;futer cette appartenance g&eacute;n&eacute;tique &agrave; un Tout.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Je l&rsquo;imagine en 2006. Se promenant de bar en bar, discutant passionn&eacute;ment, au-dessus d&rsquo;une bonne broue bien froide. Et Paul, et Pierre et Luc, qui se font vraiment chier dans leur boulot sous-pay&eacute;, dont les relations amoureuses sont de perp&eacute;tuels &eacute;checs, l&rsquo;&eacute;coutent attentivement &agrave; travers les brumes de l&rsquo;alcool. Ses mots, ce syst&egrave;me qu&rsquo;il s&rsquo;est &eacute;labor&eacute; leur appara&icirc;ssent peu &agrave; peu comme une r&eacute;v&eacute;lation. Et le mot se passe. Les soirs o&ugrave; J&eacute;sus sort prendre une brosse, des attroupements de plus en plus nombreux se forment.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Impossible de sortir maintenant sans que s&rsquo;agglutinent autour de lui les curieux et les croyants, les fid&egrave;les et les d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;s. Et d&rsquo;abord c&rsquo;est grisant. Plus&nbsp; besoin de se payer &agrave; boire, l&rsquo;eau se transforme en bi&egrave;re, les tourn&eacute;es sont offertes jusqu&rsquo;&agrave; plus soif&hellip;Mais surtout, par-dessus tout, J&eacute;sus sent enfin qu&rsquo;il appartient. Il EST cette communaut&eacute; d&rsquo;hommes et de femmes qui ne peuvent plus se passer de lui et dont il ne saurait plus se passer. Il &laquo;symbiose&raquo; intens&eacute;ment. La solitude est un souvenir fade qui ne l&rsquo;atteint plus. Il a trouv&eacute; sa voie. Il a trouv&eacute; sa participation &agrave; l&rsquo;&eacute;difice social. </span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Ainsi passe le temps, mais un beau jour arrive o&ugrave; il entre dans un bar et les gens l&rsquo;attendent. Les gens ne sont plus au travail. Leur nouveau boulot c&rsquo;est LUI. Lui qui est envoy&eacute; pour les sauver, les gu&eacute;rir de cette perp&eacute;tuelle mis&egrave;re qui les accable. Et le fardeau de la connaissance commence &agrave; peser sur les &eacute;paules du Christ. Cette journ&eacute;e-l&agrave;, il avait grandement souffert. Une blessure d&rsquo;amour b&eacute;ante le torturait. Marie-Madelaine ne serait jamais sienne. Et son c&oelig;ur fendu s&rsquo;&eacute;tait pr&eacute;cipit&eacute; vers une bi&egrave;re froide et l&rsquo;esp&eacute;rance d&rsquo;une &eacute;paule amie sur laquelle s&rsquo;&eacute;pancher. Mais il n&rsquo;a trouv&eacute; que des mains tendues, des regards suppliants, des paroles infinies qui engloutissaient jusqu&rsquo;&agrave; ses pens&eacute;es les plus intimes. Alors. Alors. Il s&rsquo;est senti profond&eacute;ment seul. </span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Il est parti. Il est mont&eacute; tout en haut du Mont-Royal et il s&rsquo;est demand&eacute; pourquoi ? Pourquoi la vie le pla&ccedil;ait-elle au centre du sens des autres ? Comment en &eacute;tait-il arriv&eacute;-l&agrave; ? Il aurait voulu s&rsquo;enfuir. Vendre son &acirc;me au diable pour retrouver une seconde son identit&eacute;, son individualit&eacute;, sa solitude. Assis sur un talus, il observait toutes ses maisons &agrave; perte de vue. Toutes ses vies humaines d&eacute;nu&eacute;es de sens. Il avait trouv&eacute; un sens. Un sens pour lui seul. SA vision du monde, son explication, sa bou&eacute;e. Et na&iuml;vement, il l&rsquo;avait offerte en partage, n&rsquo;imaginant pas qu&rsquo;il s&rsquo;offrait en p&acirc;ture. Inconsciemment, peut-&ecirc;tre, avait-il souhait&eacute; soulever un grand mouvement de consciences s&rsquo;embrasant et lib&eacute;rant les Hommes de leurs esclavage. Il n&rsquo;aurait pu imaginer cr&eacute;er un troupeau de disciples buvant ses paroles passivement. Il n&rsquo;y avait pas de multiplication des id&eacute;es et des libert&eacute;s. Il y avait le troc, l&rsquo;&eacute;change d&rsquo;un aveuglement pour un autre. Jamais, jamais n&rsquo;avait-il pens&eacute; d&eacute;tenir LA v&eacute;rit&eacute;. Et voil&agrave; qu&rsquo;il &eacute;tait le Messie.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Une immense tristesse l&rsquo;accabla alors et le plongea dans une d&eacute;pression profonde. Cette d&eacute;sillusion &eacute;tait insupportable. Chacun doit trouver dieu en lui, pensa-t-il. La v&eacute;rit&eacute; r&eacute;side dans le d&eacute;sir irr&eacute;pressible de comprendre, de d&eacute;couvrir, de raisonner. Mais les hommes et les femmes qu&rsquo;il voyait ne souhaitaient pas comprendre, paresseusement, ils souhaitaient croire. Et tous, avaient remis sur ses fr&egrave;les &eacute;paules le fardeau de leur conscience humaine. Aucun homme &agrave; lui seul ne pouvait porter ce fardeau. &Agrave; moins d&rsquo;&ecirc;tre un dictateur inconscient et cruel.</span><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Il pleura longuement et puis baissa les bras. Il abandonna. La vie n&rsquo;avait plus de sens. Il &eacute;tait traqu&eacute;, coinc&eacute;, prisonnier.</span><br style="font-family: Verdana;" /><br style="font-family: Verdana;" /></font><font size="2"><span style="font-family: Verdana;">Deux-mille six ans plus t&ocirc;t, J&eacute;sus choisi la mort. Il se livra aux autorit&eacute;s. Il choisi le repos. </span></font><br style="font-family: Verdana;" /></div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Dec 2006 21:59:09 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7f43a6c0b313cbced08cd84e6ecf612f</guid>
                <category>annieparadis</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-5032239-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tu ne lemporteras pas dans ta tombe]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-4266001.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 255);"><font size="2">Cet &eacute;t&eacute;, je suis d&eacute;m&eacute;nag&eacute;e. Un nouvel appart., g&eacute;nial, avec mon amoureux, g&eacute;nial. Mon ami d&eacute;m&eacute;nageur, qui a eu l&rsquo;honneur de transporter l&rsquo;ensemble pr&eacute;cieux de nos avoirs &eacute;tait hallucin&eacute; par la quantit&eacute; de choses que nous poss&eacute;dons. Et tout &ccedil;a rentre dans un 6 et demie&hellip; On a tout ce qu&rsquo;il faut comme &eacute;lectros, meubles, livres, bibelots, cossins pour &ecirc;tre heureux&hellip;et malgr&eacute; tout, je pense tout de m&ecirc;me &agrave; m&rsquo;acheter un cong&eacute;lateur&hellip; </font><br /><br /><font size="2">Moi, qui suis contre la surconsommation, qui suis sensible au recyclage et &agrave; l&rsquo;&eacute;cologie, force m&rsquo;est tout de m&ecirc;me d&rsquo;admettre que nous vivons &agrave; un rythme fou et que tous ces &laquo;outils&raquo; nous deviennent indispensables. Je me vois mal, avec un boulot &agrave; temps plein, une carri&egrave;re naissante de peintre en parall&egrave;le, une vie sociale minimalement d&eacute;cente ; me mettre &agrave; laver mon linge &agrave; la main, &agrave; faire mon propre pain ou me passer de mon cellulaire, mon r&eacute;pondeur, mon ordinateur&hellip; </font><br /><br /><font size="2">Bref, je suis loin du r&ecirc;ve de jeunesse o&ugrave; tout mon avoir tenait dans un sac &agrave; dos. Ne poss&eacute;der rien et que presque rien ne me poss&egrave;de&hellip;mais voil&agrave;, le principe minimaliste de la tortue, je ne suis pas capable de l&rsquo;appliquer. Pour performer dans mon travail et me garantir un toit et de la nourriture, il me faut un bon lit, des v&ecirc;tements pr&eacute;sentables&hellip; </font><br /><br /><font size="2">R&eacute;cemment, comme je c&ocirc;toie tous les jours les vitrines all&eacute;chantes des magasins, je me suis trouv&eacute;e prise d&rsquo;un vertige &eacute;trange. <span style="font-style: italic;">Ah tiens&hellip;c&rsquo;est joli ce tapis&hellip;cette lampe&hellip;ce porte-serviettes&hellip;ce moulin &agrave; poivre&hellip;</span>me disais-je&hellip; </font><br /><font size="2">Et puis j&rsquo;ai pens&eacute; &agrave; ma mort&hellip;ben oui. O&ugrave; est-ce que tout &ccedil;a va se retrouver quand je serai retourn&eacute;e &agrave; la poussi&egrave;re ?  Je n&rsquo;ai pas d&rsquo;enfants, peu de ni&egrave;ces et de neveux&hellip;et de toute fa&ccedil;ons, voudraient-ils de mes vieilleries ? mmm&hellip;pas s&ucirc;re&hellip; </font><br /><br /><font size="2">Toutes les photos que j&rsquo;accumule dans des bo&icirc;tes et que je ne regarderai probablement plus jamais&hellip;ma jolie collection de tasses anciennes&hellip;toutes les b&eacute;belles que l&rsquo;on garde au cas o&ugrave; un jour on s&rsquo;en servirait&hellip; </font><br /><br /><font size="2">Vraiment &ccedil;a m&rsquo;a troubl&eacute;e. Jusqu&rsquo;o&ugrave; tout cela a-t-il un sens ? &Agrave; quoi &ccedil;a sert ? Je n&rsquo;apporterai rien de tout cela dans ma tombe. Je laisserai derri&egrave;re moi, un amas incroyable d&rsquo;objets qui surchargeront encore les sites d&rsquo;enfouissements, les bazars, les garde-robe de mes proches&hellip; </font><br /><br /><font size="2">Et je sens un grand besoin de simplifier ma vie &agrave; l&rsquo;extr&ecirc;me. De prendre le temps de r&eacute;ellement <span style="font-weight: bold;">choisir</span> en fonction d&rsquo;une utilisation durable et rentable. De ne conserver que les outils indispensables, les objets inutiles qui me procurent un <span style="font-weight: bold;">r&eacute;el</span> plaisir et de cesser d&rsquo;accro&icirc;tre ou de renouveler le stock in&eacute;puisable de mes besoins artificiels&hellip; </font><br /><font size="2">Peut-&ecirc;tre qu&rsquo;en donnant du leste sur l&rsquo;espace mat&eacute;riel qui me d&eacute;finit, je finirai par d&eacute;nicher, en dessous de toutes choses, un sens plus simple &agrave; ma courte vie ?</font></div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 22 Oct 2006 20:37:04 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1419731883ddff21ab22ae8a25fb1fed</guid>
                <category>annieparadis</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-4266001-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Lempathie : qui des deux baissera son arme le premier]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-4010663.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2" style="font-family: tahoma;">Une amie, r&eacute;cemment, a dit &agrave; propos de moi : &laquo;mais qui n&rsquo;aime pas Annie ?&raquo; Et ce jugement, si positif et flatteur qu&rsquo;il soit, m&rsquo;a laiss&eacute;e perplexe. Qu&rsquo;est-ce qui fait que &laquo;tout le monde m&rsquo;aime&raquo; (&agrave; quelques exceptions pr&egrave;s &eacute;videmment) ? Et j&rsquo;ai pens&eacute; spontan&eacute;ment &laquo;c&rsquo;est parce que j&rsquo;aime les gens&raquo;. En y r&eacute;fl&eacute;chissant plus avant, il me reste cette th&eacute;matique qui m&rsquo;est ch&egrave;re, l&rsquo;empathie.  Nous d&eacute;veloppons peut-&ecirc;tre de la sympathie, de l&rsquo;amour, pour les gens qui ont de l&rsquo;empathie envers nous.  Quand je cherche des solutions rationnelles pour ramener la paix dans le monde (je fais encore partie de ces &ecirc;tres choy&eacute;s par la vie qui peuvent se permettre d&rsquo;&ecirc;tre id&eacute;alistes) je crois fermement qu&rsquo;il y a une piste importante du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;empathie.  Depuis quelques mois, j&rsquo;ai recommenc&eacute; &agrave; prendre le m&eacute;tro. Si empathique que je puisse &ecirc;tre, il m&rsquo;arrive r&eacute;guli&egrave;rement de ressentir une envie de bousculer verbalement ou physiquement, les &ecirc;tres inconscients que je c&ocirc;toie. Il y a des petits actes simples qui m&rsquo;am&egrave;nent &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir. Par exemple. Les poteaux. Avez-vous remarqu&eacute; ces gens qui monopolisent les poteaux dans les trains du m&eacute;tro ? Entass&eacute;s comme des poules &agrave; l&rsquo;abattoir, on s&rsquo;agrippe tant bien que mal &agrave; un poteau central afin de garder l&rsquo;&eacute;quilibre. Mais il y a toujours un clown pour venir s&rsquo;appuyer le dos, les bras, de mani&egrave;re &agrave; occuper tout le bout de m&eacute;tal et &agrave; emp&ecirc;cher les gens autour de se tenir convenablement. Ce n&rsquo;est rien. C&rsquo;est futile. Mais &ccedil;a provoque une petite col&egrave;re parce que l&rsquo;autre semble indiff&eacute;rent et insensible &agrave; ses semblables, vivant seul dans sa petite bulle &eacute;gocentrique. C&rsquo;est une forme de petite violence qui attise en moi la r&eacute;ciproque. Et les exemples comme ceux-l&agrave; sont l&eacute;gions, en voiture, au travail, dans le commerce, dans nos familles&hellip; Et, oui, &ccedil;a me donne envie de frapper. Je pourrais parler, expliquer, sensibiliser l&rsquo;autre. Mais&hellip; Et je pense, entre autre, &agrave; la Palestine et l&rsquo;Isra&euml;l. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ou de l&rsquo;autre de la guerre, il y a des gestes sans empathie qui sont pos&eacute;s et qui alimentent le besoin de violence. Quand l&rsquo;un n&rsquo;est qu&rsquo;une technicalit&eacute; embarrassante sur un territoire, quand l&rsquo;autre n&rsquo;est qu&rsquo;une machine oppressante. O&ugrave; est l&rsquo;humain dans tout &ccedil;a ? Et si l&rsquo;un et l&rsquo;autre d&eacute;veloppaient de l&rsquo;empathie ? Les combats seraient-ils encore possibles ?  Mais l&rsquo;empathie est un jeu rationnel qui se joue &agrave; deux. C&rsquo;est une volont&eacute;. Il faut que les deux parties abaissent les armes simultan&eacute;ment.  Je pense depuis longtemps, que l&rsquo;Homme n&rsquo;est ni bon ni mauvais, mais que la non-violence et le respect de la vie ne sont pas naturels. Cela s&rsquo;apprend. La bont&eacute;, &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur de la sympathie incontournable pour le sous-groupe qui assure notre survie, est un acte rationnel et volontaire. Et je ne vois pas d&rsquo;autre moyen que l&rsquo;&Eacute;ducation avec un grand E pour d&eacute;velopper de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration, suffisamment d&rsquo;empathie pour stopper la violence. Cela serait-il suffisant ? Il y a tant d&rsquo;autres aspects de la nature humaine qui sont en cause&hellip; Le besoin de pouvoir qui supplante ais&eacute;ment l&rsquo;empathie&hellip;mais &ccedil;a c&rsquo;est un autre sujet&hellip;.  Je termine ce petit bout de r&eacute;flexion avec un extrait d&rsquo;article qui explique bien, je trouve, le principe de l&rsquo;empathie.    &laquo;C&rsquo;est parce que nous en sommes capables que nous pouvons vivre en soci&eacute;t&eacute; et que nous ressentons de la solidarit&eacute; avec le genre humain. C&rsquo;est parce que nous en manquons que nous pouvons &ecirc;tre cruel, indiff&eacute;rent aux autres ou autiste. (&hellip;) C&rsquo;est ce qui nous permet d&rsquo;&ecirc;tre &eacute;mu au th&eacute;&acirc;tre ou au cin&eacute;ma, de conseiller nos amis (&hellip;) ou encore de communiquer sans parole dans l&rsquo;intimit&eacute;. L&rsquo;empathie (&hellip;) inscrite dans nos syst&egrave;mes neurologiques, est cette aptitude du cerveau humain &agrave; adopter le point de vue d&rsquo;autrui tout en restant nous-m&ecirc;me. L&rsquo;empathie n&rsquo;est donc pas la sympathie, identification ou fusion des &eacute;motions et des sentiments, une relation affective &agrave; autrui , fond&eacute;e sur la contagion des &eacute;motions (&hellip;) l&rsquo;empathie nous permet de reconna&icirc;tre les &eacute;motions d&rsquo;autrui, non pour chercher &agrave; les &eacute;prouver, mais pour d&eacute;cider d&rsquo;un comportement (&hellip;) deux composants fondamentaux interagissent pour cr&eacute;er l&rsquo;empathie : un composant de r&eacute;sonance motrice dont le d&eacute;clenchement est le plus souvent automatique et non intentionnel ; et la prise de perspective subjective de l&rsquo;autre qui est plus contr&ocirc;l&eacute;e et intentionnelle. La r&eacute;sonance motrice et le mim&eacute;tisme &eacute;motionnel sont des propri&eacute;t&eacute;s physiologiques du syst&egrave;me nerveux (&hellip;) Quand je per&ccedil;ois une expression &eacute;motionnelle chez autrui, cela d&eacute;clenche en moi les repr&eacute;sentations motrices &agrave; la base de cette &eacute;motion.  Mais chez les humains, cette simulation est le plus souvent intentionnelle, associ&eacute;e donc &agrave; la conscience de soi et de l&rsquo;autre (&hellip;) L&rsquo;empathie ne serait-elle donc qu&rsquo;une simulation mentale consciente de la subjectivit&eacute; d&rsquo;autrui ?  Ce regard partag&eacute; dans l&rsquo;empathie cr&eacute;e un monde unique d&rsquo;intersubjectivit&eacute; ; de cette rencontre du &laquo;je&raquo; et du &laquo;tu&raquo;, voire du &laquo;il&raquo;, advient un &laquo;entre-nous&raquo; qui &eacute;chappe &agrave; ce qu&rsquo;on pourrait proprement nommer la &laquo;pens&eacute;e unique&raquo;. Des incivilit&eacute;s de toutes sortes et de la confusion des personnes r&eacute;elles et des avatars virtuels &agrave; l&rsquo;embrigadement sectaire et aux gestes de pens&eacute;es fanatiques, c&rsquo;est l&rsquo;incapacit&eacute; &agrave; changer de point de vue (et donc &agrave; accepter la diff&eacute;rence) qui se d&eacute;ploie. &raquo; Science &amp; vie, hors s&eacute;rie no 232. L&rsquo;empire cach&eacute; de nos &eacute;motions.</font>]]></description>
        <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 16:25:59 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">300bc166d45f0b7921b2cac8759fc8fb</guid>
                <category>annieparadis</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-4010663-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[un début]]></title>
        <link>http://www.annieparadis.com/article-3140190.html</link>        <description><![CDATA[Ce blog est tout neuf...
Je vous invite à visiter mon travail...à passer vos commentaires...à m'écrire....
Je reviendrai, l'étoffer, le nourrir....
]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Jun 2006 16:10:17 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">33237534fbe16ae51a2bede7475863e7</guid>
                <category>annieparadis</category>        <comments>http://www.annieparadis.com/article-3140190-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
